• Isabelle Tessier

Notre immunité, aujourd'hui.

Mis à jour : mai 2


En ce moment on entend beaucoup parler de maladie, de combat, de guerre à mener contre le virus et l'épidémie. Mais, en fin de compte, la santé, les notions de terrain et d'immunité sont peu abordées.


On nous dit officiellement que les personnes les plus touchées sont celles qui ont un système immunitaire faible, celles qui ont déjà des problèmes de santé "liés à des affections pulmonaires, des maladies génétiques ou des pathologies pour lesquelles une prise en charge médicamenteuse importante est prescrite". Cependant, peu de solutions sont proposées pour modifier le terrain, l’améliorer, le maintenir.



Je souhaiterais donc, par l’intermédiaire de cet article consacré à l'immunité, évoquer la santé plus que la maladie, et voir sil existe des facteurs qui nous permettent de renforcer notre immunité, de diminuer notre vulnérabilité.


La maladie n’est pas mon domaine. Elle est le domaine de la médecine académique, des chercheurs, des virologues qui s’expriment en ce moment sur la maladie, d’ailleurs avec tant de divergences et incohérences, qu'il est très difficile de s’y retrouver.


Plusieurs prises en charge, approches et réponses médicales ou symptomatiques sont envisagées… Mais, au final on nous parle très peu, voire pas du tout, de terrain, de ce qui constitue la santé d’un individu.


Pourquoi le virus s’accroche t-il sur l’un et pas sur l’autre ? Pourquoi prolifère t-il à un endroit et pas à un autre ? Et pourquoi, un tel va t-il développer des symptômes quand l’autre pas du tout ?


Évidemment, ce n’est pas la fatalité, mais je crois que nous sommes beaucoup à être d’accord au moins sur un point, il y une évidence de terrain. En effet, c’est la réponse immunitaire qui fait la différence. Aujourd’hui, nous savons de manière scientifique,

que 80 % de la réponse immunitaire se trouve

dans le pôle bactérien des intestins.



Je vous joins ce lien que je trouve très éclairant :

https://www.alternativesante.fr/coronavirus/covid-19-la-piste-du-microbiote-vers-un-nouveau-paradigme


Or, "je me permets cet aparté", il est intéressant de constater l’absence d’information et de documentations sur l’alimentation durant cette période de crise. Pourtant, il y a beaucoup à dire. Les journalistes pourraient renouveler leurs sujets, les émissions pourraient traiter ces points-là. Je pense que les approches alternatives telles que la naturopathie, la médecine traditionnelle chinoise et l’ayurvéda pourraient apporter un relatif concours aux autorités médicales qui s’occupent de cette épidémie.


À ma mesure, je vais ici à travers cet article, tenter de vous apporter un éclairage ayurvédique mais aussi reprendre quelques principes simples de physiologie. Je vous propose une synthèse des facteurs naturels de santé connus, en l’occurrence six d'entre eux que j'ai pris le parti de sélectionner.


Ce sont des leviers ou piliers qui, selon qu'ils sont activés ou non dans notre vie quotidienne, se révèlent déterminants pour notre bonne ou moins bonne santé.


Le contexte particulier que nous traversons actuellement offre peut-être, pour certains d’entre-nous, l’opportunité de faire le point sur un mode vie, de marquer un « reset », de se poser, d’aller à l’intérieur de soi, de regarder de manière assez honnête, parfois douloureuse, les choix que l’on a faits jusqu'à présent… Il s'agit de notre façon de respirer, ce que nous mangeons, de notre activité physique plus ou moins régulière, du stress que nous subissons ou que nous nous imposons, de notre rythme de sommeil, etc...


On ne peut aborder l’ayurvéda sans évoquer deux facteurs clés, ojas et ama, tous deux permettant de renforcer bala qui est la force vitale, l’immunité.


D’une part Ojas : c’est une sorte d’élixir vital. Il est le « produit fini » de toutes les étapes de la digestion. Il nourrit le corps et l’esprit, et il est nécessaire pour une bonne immunité. Grâce à lui, le corps est sain, on ressent de la force, de la bonne humeur, de la joie de vivre. On rayonne littéralement.


Sa force et sa qualité dépendent de la qualité de la nourriture que l’on mange et de notre capacité à la digérer. En effet, même un aliment de qualité peut devenir toxique si l’on n’a pas assez de feu digestif, appelé agni en sanskrit.


D’autre part, ama : c’est à l’inverse l’accumulation des toxines qui est produite par une digestion incomplète d’aliments qui ne sont pas adaptés à nos besoins. Les substances non digérées de la nourriture obstruent les canaux subtils du corps qu’on appelle les shrota. Les radicaux libres s’accumulent. Cela entrave le processus de nutrition et d’élimination des toxines. Le corps a du mal à activer ses processus d’auto-guérison. Le terrain devient comparable à un bouillon de culture pour les infections bactériennes et les contaminations virales.



Premier levier : Respirer !

« Respirez, vous êtes vivant. » Maitre Zen


D’après l’ayurvéda, la respiration est l'un des piliers essentiels non seulement de la vie, mais aussi du bien-être.


Dans la littérature ayurvédique, vous trouverez également un lien très fort entre la respiration et la méditation, mais c’est aussi une pratique qui peut être prise isolément en cas de manifestations respiratoires diverses ou même de stress.

En général, nous respirons sans y penser. Nous le faisons même si, naturellement depuis notre naissance, nous ne cherchons pas forcément à comprendre ce que cela implique pour nous, pour notre bien-être, pour notre équilibre et notre état de santé. C'est un réflexe que l'on qualifie d'autonome, étant donné que notre système nerveux autonome décide à notre place de respirer. En quelque sorte,  notre corps agit comme si nous n’avions rien à voir là-dedans !


Pour autant, nous connaissons tous des situations « d’étouffement », de celles qui majorent grandement notre capacité à apprécier la bouffée d'air qui arrive ensuite. Cela arrive par exemple quand notre environnement est pollué, quand nous sommes pris d’une quinte de toux, ou encore quand, parvenus au sommet d’une montagne, nous ressentons la raréfaction de l’oxygène...



Les sportifs connaissent bien la gestion de leur souffle puisque c’est celui-ci qui régule la température interne, ainsi que l’apport dont les poumons ont besoin pour faire fonctionner notre machine interne.


Clef de voûte de la santé et véritable remède qui permet d’oxygéner l’organisme et d’harmoniser les émotions, la respiration est l'un des cinq piliers de l’ayurvéda.
 Ce n’est pas sans raison !

Nous respirons entre 20 000 et 30 000 fois 
par jour selon notre degré d’exercice physique.

La respiration est tellement naturelle que l’on oublie l'extrême importance de celle-ci. Or, il me paraît essentiel de lui redonner une priorité, qu'elle reprenne toute sa place, a fortiori dans le monde de plus en plus pollué, et face à un virus qui touche la sphère pulmonaire.



Bien respirer est donc primordial. À cet effet, j’invite à chacun à s’interroger sur la qualité d’air qu’il respire ? Quel air faisons-nous entrer dans nos poumons ? Qu’est-ce qui les obstrue ? Les poumons sont des émonctoires, c’est-à-dire des organes qui nous permettent d’expectorer, d’éliminer des déchets et du mucus. On crache, on tousse, on expectore pour éliminer les toxines. À quel niveau chacun de nous peut-il faire en sorte d’améliorer la qualité de son air ? Je vous recommande d'aérer et de vous aérer (renouveler l’air de son habitation, limiter les ambiances trop climatisées, prendre des bols d’air en nature, dans un parc…). Je conviens, non sans comparaison, que certains d'entre nous auront plus de difficultés que d'autres à mettre ces mesures en place.

Cela dit, nous avons tous des leviers d’action

sur notre alimentation et nos règles d'hygiène de vie.


La médecine ayurvédique prend le contrepied du caractère autonome de la fonction respiratoire, telle que je l'ai explicitée ci-dessus. Il est préconisé de prendre conscience de l'acte de respirer, au même titre

que de se nourrir ou de se masser.

Apprenez à respirer pour être bien dans votre corps et, ainsi, mettez en place l'un de ces précieux leviers d’action que nous avons tous à notre portée. Il existe de nombreuses techniques de respiration, notamment : ujjayi (souffle du guerrier, un peu rauque), kapalabhati (respiration de nettoyage, souffle saccadé), bastrika (succession rapide d’expirations forcées).


Voici quelques techniques :


Au sens premier du terme, le pranayama est la maîtrise du souffle. Prana signifiant "souffle" et yama, veut dire "maîtrise" ou "régulation". Le second sens est « allongement du souffle », prana signifiant toujours "souffle" et ayama, "allongement" ou "sans restriction". Grâce à cette pratique, on prend conscience de notre énergie vitale pour mieux la respecter et mieux la gérer. Ces techniques, plus ou moins simples, consistent à réguler et affiner la respiration.


Une respiration ample et consciente

C’est le pranayama de base. Il est important de vous sentir à l’aise, lorsque vous réalisez cet exercice, avant de passer à la suite. Commencez en position allongée, puis en position assise éventuellement. Posez une main sur le ventre, l’autre sur la poitrine. Inspirez amplement, doucement et consciemment, en remplissant d’abord le bas du ventre, puis tout le ventre, le bas de la poitrine et le haut du buste. Expirez de la même façon, en vidant d’abord la poitrine, le haut du ventre puis le bas du ventre. En position assise, ressentez l'énergie qui monte de la terre vers le ciel à l'inspiration, qui redescend du ciel vers la terre à l'expiration. Portez toute votre attention sur votre respiration et ressentez-la de manière aussi subtile que possible. Comme pour la pratique des postures de yoga "asanas", il est très important de ne pas forcer, et de rester très attentif. Le fait de pousser ces exercices plus que de mesure pourrait provoquer, au contraire de ce qui est souhaité, un état de stress et de fatigue.



La respiration alternée ou encore nadi sodhana,

une méthode ayurvédique anti-stress :


  • Installez-vous confortablement en position assise, la main gauche posée sur le genou.

  • Fermez la narine droite en maintenant le pouce droit sur l’aile du nez.

  • Commencez par une expiration de la narine gauche, puis une inspiration (toujours par la narine gauche). Respirez aussi naturellement que possible, sans forcer.


  • Pressez la narine gauche à son tour avec l’annulaire droit tout en libérant la narine droite, et enchaînez aussitôt avec l’expiration par la narine droite, puis avec l'inspiration par cette même narine droite.

  • Continuez cette respiration alternée par les deux narines ensembles, les deux mains posées sur les genoux.

  • Enfin, accordez-vous deux minutes pour fermez les yeux et profiter pleinement des bienfaits de l’exercice.


Pour ceux qui souhaite une technique guidée voici un lien : https://www.youtube.com/watch?v=Di6PDOd5I00

Une autre technique qui n’est pas ayurvédique, mais que je trouve très efficace et salvatrice pour gérer le stress : la cohérence cardiaque. Voici deux liens :

https://www.coherenceinfo.com/
https://www.youtube.com/watch?v=bM3mWlq4M8E

Deuxième levier : le sommeil !

« Un bon sommeil apporte bonheur, nourrit le corps,

procure force et vitalité et donne la connaissance de la vie. »

Charaka Samhita.



Deuxième pilier de l’ayurvéda, le sommeil est la récupération équilibrée de l’énergie. Il permet de produire les rêves où l’univers extérieur ne peut pas être perçu. Toutefois, il peut être bénéfique d'activer volontairement un sommeil conscient, c'est-à-dire d'engager des phases de sommeil durant lesquelles la conscience est maintenue en activité, de même que la mémoire et l’imagination.

Pour avoir un sommeil réparateur, il est recommandé de suivre les rythmes et les cycles de la nature. Une adaptation aux cycles de votre constitution est essentielle, de même que la conformité aux saisons.


Selon l’ayurvéda, la quantité de notre sommeil dépend de notre âge et de notre constitution doshique. Un bébé, un enfant (période kapha), un adulte (période pitta) et une personne âgée (période vata) ne dormiront pas le même temps. Quel que soit l’âge, la période idéale pour le coucher est avant 22 heures. En effet, c'est grâce à ce premier sommeil que votre organisme va s'équilibrer de manière significative et naturelle.


L’ayurvéda considère qu’ojas (l’énergie vitale) se produit dans le corps au cours de la première partie de la nuit. Il convient par conséquent de se coucher tôt, vers 22 heures, et de se lever tôt après avoir eu suffisamment d’heure de sommeil selon son profil ayurvédique si on le connaît :


  • les personnes de profil vata peuvent dormir un peu moins s’ils sont en bonne forme, entre 6 et 7 heures.

  • les personnes de profil pitta peuvent dormir un peu plus, plus ou moins 7 heures, toujours en respectant les circonstances particulières.

  • les personnes de profil kapha dorment naturellement plus, mais ne doivent pas exagérer.


L’ayurvéda préconise d’ éviter de dormir en journée sauf si l'on est malade, fatigué ou en déséquilibre de type Vata. En cas de besoin, simplement se reposer dans un fauteuil ou en position semi-allongée.


D’un point de vu physiologique, une heure de sommeil en moins, durant quatre jours d’affilée nous ferait perdre environ 40 % de notre immunité. C’est énorme et non négligeable au vu de la simplicité de cette solution (surtout en cas de confinement forcé).



La routine du soir

  • Elle est cruciale, car c’est elle qui va nous permettre de nous détendre et de nous ressourcer avant de nous coucher.

  • L’ayurvéda recommande de prendre le temps de se relaxer et de réduire l’usage des technologies, téléviseurs, ordinateurs, etc.

  • De même, quelques exercices de respiration et la méditation encourageront la détente et un sommeil réparateur. Un bon sommeil favorise la production d’ojas ainsi que l’immunité.

  • La lumière devra être tamisée, et le corps appréciera l’absorption de tisanes digestives. Aussi, veillez à ne pas manger trop, ni trop peu, ni trop tôt, ni trop tard.

  • Se masser les pieds, la tête et/ou le ventre permet de chasser les pensées négatives et le stress (en cas de Vata perturbé), et de détendre le corps. Utilisez une huile végétale favorable à votre type de peau. De même, l’utilisation de quelques phytothérapies indiennes peuvent vous aider dans ce sens (voir ci-après).

Troisième levier : l’eau !

Besoin fondamental de notre organisme : notre corps est composé à 70 % d’eau et nos cellules à 99 % d’eau.


Buvez de l’eau tiède le matin à jeun.
Cela permet de bien éliminer les toxines accumulées pendant la nuit dans le tube digestif. C’est comme une véritable «douche intérieure», qui permet de démarrer la journée de façon idéale. Intéressant également en cas de constipation passagère ou chronique.
Une chose très importante également en ayurvéda, on préconise de ne pas boire au moment des repas, mais ½ heure avant et seulement ½ heure après..


Le problème c’est que l’eau est translucide, donc nous ne voyons pas les polluants qui la composent. En effet, la transparence de l’eau n’est pas un gage de qualité, ni de pureté. L’eau peut même être légèrement teintée si elle a été au contact de minéraux ou de végétaux et pourtant elle est complètement saine, purifiée et propre à la consommation. Inversement, une eau peut être translucide, tout en comportant des métaux lourds et éléments chimiques.

Il faut savoir que les analyses de l'eau qui nous sont transmises par les collectivités publiques sont très subjectives. Elles sont réalisées en fonction de ce que l’on y cherche. Il n'en reste pas moins qu'il nous appartient de nous informer avec précision et que toutes les communes sont en mesure de fournir des relevés officiels de potabilité de l’eau. Si nous pouvons améliorer nos conditions sanitaires, il serait dommage de nous en priver. Une étude très intéressante a montré la très forte concentration de certaines eaux en œstrogènes, ce qui explique en partie les modifications endocriniennes et l’accroissement des syndromes d’endométriose auxquels nous devons faire face aujourd’hui.

Alors, la question est : quelle eau boire ?


  • Préférez de l’eau de source peu minéralisée. En effet, les eaux très minéralisées ne sont pas favorables à la santé car notre corps n’est pas en capacité d’assimiler ces minéraux.


  • Soyez vigilants vis à vis de l’eau du robinet. Il existe toutes sortes de filtrations : l’osmose inverse, la distillation, la microfiltration par charbon, des procédés dits de dynamisation. Je vous invite à mener votre propre recherche…


  • Buvez en conscience. En plus de l’eau, consommez à intervalles réguliers des boissons chaudes, des tisanes ayurvédiques de curcuma-cannelle avec du gingembre frais et un peu de miel de thym ou de romarin, ou encore des infusions de thym ou de mélisse.


  • Les recherches à ce sujet ne manquent pas. Voici quelques conférences à explorer sur youtube :

Les travaux de Yann Olivaux https://www.youtube.com/watch?v=bJo3MI3kdDY

Ainsi que les recherches du Pr Marc Henry https://www.youtube.com/watch?v=iGXRWoldrwc

Quatrième levier : L’alimentation

« Que ton aliment soit ta seule médecine ». Hippocrate


Conformément aux principes de base ayurvédiques, les aliments doivent être mangés en conscience, dans un environnement plaisant.


Lors des repas, la vigilance est également de mise par rapport à la notion de "nourriture émotionnelle et/ou intellectuelle".


En effet, ce n’est pas le moment de régler des situations complexes et d’avoir des pensées négatives ou encore de regarder les actualités très anxiogènes du moment, d’autant plus qu'elles peuvent diverger les unes des autres, quand elles ne seront pas remises en cause les jours suivants.


L’ayurvéda préconise d’avoir une alimentation respectueuse de sa constitution (de son dosha : Vata, Pitta ou Kapha). Cela étant dit, même si l’on ne connaît pas sa constitution, rien n’empêche de suivre des recommandations de bon sens :



  • Préférez les protéines végétales : Préférez les protéines végétales : céréales complètes, noix trempées ou grillées, légumineuses, tofu, seitan, tempeh . Mangez beaucoup de légumes verts de préférence, des légumes de saison si possible. Évitez les viandes rouges et le porc.

  • Adoptez l'alimentation vivante : des produits frais et locaux, des fruits et légumes, des plats que vous avez préparés vous-même :  évitez ce qui est industriel.

  • Variez votre alimentation : changez vos habitudes, introduisez progressivement des façons de faire plus saines, découvrez des nouvelles recettes avec des aliments de saison et des céréales complètes.



La première étape d’une immunité renforcée consiste à fournir à notre corps les bons aliments pour se défendre et nourrir notre microbiote.

Nos intestins sont "les gardiens de notre immunité".


Certains nutriments permettent de renforcer la barrière intestinale, clef de voûte de notre immunité. 

Du point de vue de la médecine traditionnelle occidentale, la défense immunitaire repose en premier lieu sur la solidité de la barrière intestinale grâce aux nutriments suivants :

,

  • le collagène contenu dans le bouillon de poule (cuisiné avec la carcasse d’un poulet),

  • la glutamine, acide aminé de prédilection pour les cellules intestinales tout comme pour les globules qui l’utilise comme principale source d’énergie (cette dernière me paraît une stratégie intéressante de stimulation des défenses immunitaires, particulièrement importante en période infectieuse),

  • un complexe en vitamines B, de la vitamine E mais également de la vitamine C,

  • des probiotiques alimentaires,

  • pensez aussi à manger des aliments fermentés (choucroute crue, miso, kéfir, kombucha).

  • ne gérez pas votre stress avec du sucre : il fait chuter vertigineusement le système immunitaire,

  • calmez ou même oubliez la baguette du coin, de même que les farines blanches. Les aliments complets bio sont à favoriser car votre corps a autre chose à faire que de filtrer les pesticides et fongicides. Pour le pain, privilégiez levain et céréales semi-complètes.



N’oubliez pas les graisses. Ce conseil s’applique à tous, car nous manquons souvent de bonnes sources de gras et vise prioritairement les personnes qui sont perpétuellement au régime et qui ont banni tous les apports gras et manquent cruellement d’acides gras essentiels. Le gras est capital, il entre dans la formation des membranes cellulaires. C’est encore la saison des avocats, et vous pouvez en profiter. Consommez des noisettes, des amandes, des noix de cajou non salées, et ce sans culpabilité. Quant aux salades, privilégiez les assaisonnements qui contiennent pour moitié de huile de colza ou lin, noix, carthame et pour autre moitié de l'huile d’olive. Vous bénéficierez ainsi des formules équilibrées au regard des oméga 3 et 6.


Ne limitez pas les aromates connus pour leur capacité à repousser les virus, surtout le basilic, l’origan et le serpolet. Ou bien, utilisez un mélange tout fait d’herbes de Provence bio.

Certains aliments dits mucogènes génèrent du mucus dans des proportions supportables n'altérant pas notre système de défense. Mais si l’on consomme trop d’aliments farineux, trop de légumineuses et trop de produits laitiers, la sécrétion de ce mucus va augmenter et faciliter les problèmes d’ordre ORL.

Faites votre propre expérience ne serait-ce que durant une mois.



Cinquième levier : L’activité physique


Selon votre constitution :


  • environ 20 minutes pour une personne de profil vata, des exercices doux, du Yoga pleine conscience, du pranayama doux, une marche rapide.

  • 30 minutes pour une personne de profil pitta, un yoga plus intense, un sport qui défoule et stimule l’esprit. Un pitta s’ennuie facilement !

  • environ 40 minutes pour toute personne de profil kapha, un sport d’endurance, un yoga très tonique, le vélo, les sports d’équipe.


D’une façon général, la pratique d'une activité permet de renforcer son organisme et de mieux affronter la plupart des agressions extérieures… 

Mais concrètement comment cela se passe t'il à l'intérieur de notre corps ? C’est une véritable petite chimie interne…
 
Quand nous faisons de l’exercice, notre système immunitaire répond en fabriquant un plus grand nombre de globules qui attaquent les envahisseurs bactériens. Plus l’effort est régulier, plus ces modifications sont durables. Une étude a montré que les personnes qui pratiquent une activité modérée cinq ou six jours par semaine ont deux fois moins de rhumes et maux de gorge que les autres.

La marche : gymnastique du corps mais aussi de l’esprit.


Avec une « simple » marche, vous améliorez aussi l’oxygénation et l’irrigation de votre cerveau par le sang, ce qui augmente vos capacités cognitives.


Votre cœur gagne en capacité, vos artères s’assouplissent, vos poumons se dilatent et vous chassez l’air vicié qui stagne dans les alvéoles pulmonaires.

Combien de temps ?

Marcher au moins 30 minutes par jour, renforce votre système

immunitaire et réduit donc le risque d’infection.

D’ailleurs, quand « tout marche bien » est sans doute l’un des messages les plus positifs que l’on puisse recevoir. Est-ce parce la marche est synonyme d’allant, autant pour le corps en mouvement que pour l’esprit quand il est alerte ?

La marche agit sur notre cerveau car elle harmonise le rythme du corps et notre état mental. C’est parce qu’elle libère l’esprit et évite au cerveau d’avoir à se concentrer, que la marche optimise la créativité. En plus de tels bienfaits cérébraux, mais aussi en termes de régulation du poids, la marche stimule la digestion, facilite le transit lorsqu'il est perturbé, et sollicite à bon escient les muscles. Par ailleurs,  elle conforte le système veineux et améliore grandement la circulation sanguine.



Pour bien commencer votre journée et augmenter votre énergie vitale je ne peux que vous recommander une séance de yoga, par exemple une salutation au soleil dont vous pouvez trouver une démonstration ici :

https://www.youtube.com/watch?v=Yy2NGZpQ--4

Ou encore « les cinq rites tibétains ». Ils proviendraient de monastères retirés de l’Himalaya.

https://www.youtube.com/watch?v=ekhhp78S6r0



Sixième levier : le stress !



Le stress est une véritable bombe qui élève la pression artérielle, accélère le rythme cardiaque et relâche de redoutables hormones dans la circulation. Il faut trouver le moyen de le gérer pour éviter que ce stress ne surcharge votre système immunitaire de missions variées, ce au risque de l’empêcher de se consacrer à votre protection !



Afin de réduire l’hormone de cortisol et renforcer le système immunitaire, ayez recours à :


  • des techniques de respiration (comme celles exposées précédemment, à propos du premier levier),

  • la méditation (voir ci-après), le yoga qui présente également bien des vertus, la danse …

  • la musique, le chant (petit coup de cœur ici : https://www.youtube.com/watch?v=_UEUQZsaDZ4list=PLLQVwgbpCNpgMeGP_yOicwKkQLrckKZkA&index=4&t=0s)).

  • des massages (dès que le confinement prendra fin) : en attendant, pratiquez des automassages très intéressants pour stimuler l’immunité et apaiser le stress.

Quelques huiles de base conseillées en ayurvéda :

L’huile de sésame est l’une des huiles les plus utilisées en médecine ayurvédique. Elle est lourde, onctueuse, douce, amère, astringente, et chauffante. Elle dissipe les troubles liés à vata. On peut l’utiliser sur tous les types de peau grâce à ses facultés adaptogènes (à savoir que leurs propriétés peuvent être à la fois contraires et complémentaires comme par exemple : apaisantes et revitalisantes ). Elle contient des antioxydants naturels et pourra se conserver longtemps, sans rancir. Elle contient des minéraux (fer, calcium, magnésium, phosphore, cuivre, acide silicique), de l’acide linoléique, de la lécithine, qui a des effets bienfaisants sur les systèmes hormonaux et nerveux, et huit acides aminés nécessaires au bon fonctionnement du cerveau. On l’utilise donc aussi pour le traitement de la tête et les bastis (irrigation côlonique ou oléothérapie du côlon).


L’huile de coco est très utilisée pour le soin de la peau. Elle réduit tous les problèmes pitta. Elle est douce, légère, rafraîchissante. Elle est utilisée sur les brûlures et coupures, ainsi que contre les infections grâce à ses propriétés antiseptiques. Elle contient des hydrates de carbone, des minéraux, des protéines, mais aussi de l'acide laurique, palmitique et stéarique.




L’huile de moutarde est utilisée pour ses vertus chauffantes, contre la douleur et la rigidité. Elle réduit les problèmes typiquement kapha, mais aussi vata. Elle est onctueuse, amère, piquante, aiguë, légère. Elle a des propriétés désinfectantes, purifie le sang et ouvre les pores.






Découvrez des méthodes de relaxation telle que la sophrologie, la cohérence cardiaque (voir lien ci-avant).

Soyez vigilants : une carence en magnésium peut aussi augmenter votre stress.


Amusez-vous de tout et vous passerez à côté de beaucoup de virus ! En effet, le rire augmente le taux d’anticorps présents dans notre organisme, en particulier au niveau du nez (dans le mucus nasal) et des voies respiratoires qui sont les points d’entrée pour de nombreux microbes. Cette activation des zygomatiques élève aussi le taux d’anticorps dans le sang et celui des globules blancs qui attaquent et tuent les bactéries et les virus. Toutes vos défenses naturelles seront remotivées.



Méditer permet de gérer le stress et les émotions, d'éviter les épisodes dépressifs, d'améliorer la vitalité, ainsi que les défenses immunitaires et les performances, ce grâce à l'entraînement de l'attention qui accroît la créativité et la flexibilité mentale.


Méditer peut vous être d’un grand soutien pour gérer les moments de panique ou tout simplement le stress latent toujours présent dans les situations anxiogènes que sont les épidémies.


La méditation est donc une manière sûre de ne pas négliger un aspect important de notre bien-être. La santé de notre esprit a une relation et une influence étroite avec la santé de notre corps.



Pour y parvenir, il est inutile de passer des heures en contemplation absolue. Il vous suffit de quelques minutes par jour. Vous comprendrez petit à petit la relation corps-âme-esprit et pourrez découvrir une nouvelle dimension supplémentaire de  votre vie. Ce n’est pas le temps que vous passez à méditer qui compte mais les progrès de votre compréhension durant ce laps de temps.

La méditation est recommandée par l’ayurvéda comme pratique thérapeutique complémentaire

aux soins recommandés pour chaque constitution. L’univers de la méditation est riche et varié. Laissez faire votre intuition, écoutez et respectez ce que vous ressentez.


Si vous le pouvez, ressourcez-vous en nature. La nature est là. Nous en faisons partie, même si la vie de tous les jours nous le fait facilement oublier. Nous ne pouvons pas l’oublier. Nous gagnons à inclure et développer cette part de nous, faute de quoi notre corps nous rappelle vite à l’ordre.


Ménagez de courtes pauses au fil de la journée durant lesquelles vous ne faîtes « RIEN », ce qui est essentiel pour le corps et l’esprit.


Cultivez des pensées positives et bienveillantes, utilisez le principe des affirmations positives. Voici un lien : https://www.youtube.com/watch?v=oQiD3cc2NpQ




L’hygiène des mains

Une petite précision concernant le gel hydro- alcoolique. En effet, l’hygiène des mains est essentielle. Soyez vigilants avec ces fameux gels dont l'usage est conseillé à tout de bout de champ. Or, ils ne sont pas sans risque. Ils sont conçus pour tuer tous les micro-organismes, sans distinction, y compris ceux qui composent votre microbiote cutané, protecteur contre les infections et stimulant du système immunitaire. À long terme, le recours à ces gels fragilise votre microbiote cutané et votre peau, laquelle se retrouve sans défense face aux attaques des virus et des bactéries. C’est un peu fou pour un produit qui est censé nous protéger des microbes… Dans la mesure du possible, lavez vos mains durant 20 secondes avec de l’eau chaude et du savon. Ou sinon vous pouvez vous fabriquer votre propre solution (alcool à 70 % ou vodka, gel d’Aloe vera et huiles essentielles).


Phytothérapie indienne

Le Guduchi , un puissant protecteur.

Le nom latin du guduchi est en fait sa description. En effet,  « Tinospora Cordifolia » signifie «feuilles en forme de cœur ».


Surnommé « immortel », le guduchi ne peut pas faire battre notre cœur à l’infini, mais il a au moins la capacité de remobiliser le système immunitaire autour de notre santé, pour un bien-être qui n’en finit pas...


Alors que certains végétaux orientaux ont fait une entrée très remarquée en Occident, par exemple le curcuma, le guduchi reste plutôt discret. C’est l’une de ces plantes dont on découvre le potentiel en apprenant à la connaître. Cette timidité lui a permis de conserver au fil des siècles, son côté sauvage, donc non cultivé et de très grande qualité.


Feuilles, tiges et racines de cette plante rampante sont toutes les trois utilisées à des fins médicinales. Réservoir de vertus, le guduchi est notamment reconnu en Ayurvéda pour ses principes immunostimulants.


Originaire d’Inde, riche en substances actives, cette plante est très utilisée en médecine ayurvédique. Elle protège l’organisme de celui qui la consomme, un peu comme une bulle de bien-être.


Le guduchi est une plante adaptogène à visée stimulante pour le système immunitaire, qui mobilise l’organisme pour des réponses ciblées. Riche en tanins, il soutient les cellules contre la destruction. Regorgeant de vitamines et minéraux, il ré-arme les défenses naturelles au fur et à mesure que se révèlent des faiblesses éventuelles.


En association avec le shatavari (immunostimulant, anti-stress, facteur d’énergie vitale, en capacité de diminuer les effets secondaires des traitements lourds) ou à l’ashwagandha (adaptogène, stimulant, tonique sexuel, anti-stress, revitalisant), le guduchi s'avère encore plus efficace.


Les plantes adaptogènes comme l’ashwagandha, le guduchi sont extrêmement intéressantes car elles sont à la fois apaisantes et vitalisantes. Ces deux propriétés, énoncées côte à côte pourraient sembler contradictoires et par conséquent abstraites. Pourtant, c'est justement cette complémentarité qui fond la "chimie verte" en interaction avec celle de nos organismes tous différents.

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements. »

Charles Darwin

Chacun de nous a la possibilité d’améliorer son hygiène de vie, de ne plus être esclave de « la peur » , cette peur qui se révèle particulièrement sclérosante en ces périodes de confinement. Nous avons le pouvoir d’augmenter notre immunité, d’intégrer individuellement des habitudes qui agissent non pas contre la maladie mais pour la santé.

Ma vision relativement optimiste me conduit à espérer que cette quadruple crise (sanitaire, économique, sociale et politique) nous fasse grandir intérieurement, nous fasse prendre des chemins (individuellement et collectivement), pour nous responsabiliser, nous autonomiser par rapport aux sources d’informations concernant notre santé de façon. C'est ainsi que nous ne serons pas soumis à la peur, que nous nous replierons pas sur nous-mêmes. Il y a beaucoup à faire, à penser, à dire.

Faisons appel à nos ressentis et à notre bon sens !!!


Comment pourrons-nous nous réaliser demain, dans une société qui va être profondément bouleversée, changée et qui ira dans la direction que nous lui donnerons ? Bien sur, il y aura les pouvoirs publics mais nous aurons aussi notre rôle à jouer. J’espère profondément que nous nous efforcerons plus d’exprimer la santé, plus que la peur de la maladie.


Évidemment, des spécialistes de la maladie trouveront des médicaments et des vaccins. Si l’histoire de l’humanité démontre le caractère cyclique des épidémies, cela n'empêche pas qu'elles puissent être expliquées de façon systémique, en considérant le terrain sur lequel elles apparaissent. Alors, tenons compte de l’histoire. Utilisons intelligemment la médecine et la recherche ainsi que le savoir millénaire des approches alternatives qui ont fait leurs preuves, que ce soit en Chine, en Inde, en Europe, en Amérique du Sud ou en Océanie. Partout, des médecines traditionnelles ont été développées, nous apportant des réponses et des approches qui se recoupent et se complètent les unes par rapport aux autres.


J’espère que tout ou partie de ces réflexions trouveront un écho chez vous, une motivation pour certains, des pistes de réflexion et des piqûres de rappel pour d’autres…


En ayurvéda, le terme « maladie » n’existe pas. Il est remplacé par le terme

« déséquilibre ». Voilà, de quoi, méditer…


Ce que propose la médecine ayurvédique, c’est une observation de notre nature profonde et originelle dans le respect des autres et de soi, de la non violence (ahimsa), de l’accueil et de la bienveillance.


Je reste bien évidemment à votre écoute pour tout partage, éclairage ou questions. Vos retours sont également les bienvenus.


Enfin, si vous souhaitez approfondir les différents leviers d'actions que j'ai exposé ci-avant, vous pourrez découvrir sur  mon site www.ananda-prana.fr à l’onglet « Partenaires », des personnes qui recèlent des richesses humaines et professionnelles.


Namasté,


Isabelle


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Isabelle Tessier

Praticienne en Ayurvéda - Massages Ayurvédiques

7 Rue Carnot

66500 Prades

06 65 33 52 30

isabelle_tessier@bbox.fr

Pyrénées Orientales

66750 Saint-Cyprien Plage

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